L'essentiel
Un congrès commun historique pour la viticulture française

C’était une première, un congrès commun à l’ensemble de la filière viticole, réunissant la CNAOC, Les vins IGP, les Vignerons indépendants de France et la Coopération. Et c’est la ville de Bordeaux qui a accueilli ce beau monde pour ce moment solennel. En l’absence du nouveau ministre de l’agriculture, la vedette est allée au commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan. En deux jours il a pu visiter le bordelais et s’entretenir avec l’ensemble des responsables professionnels du monde viticole qui avaient une longue liste de sujets de préoccupation à lui soumettre. Brexit, systèmes d’assurance récolte, modification du système d’autorisation de plantation, organisation commune de marché… Tous les sujets ont été passés en revue. Le commissaire avait amené dans sa valise l’annonce de la signature du l’accord douanier entre l’UE et le Japon qui supprime les taxes à l’entrée des vins dès l’année prochaine. Les députés européens Éric Andrieu et Michel Dantin apportaient eux d’autres nouvelles encourageantes, notamment la prise en compte dans l’Omnibus, qui va corriger à la marge la PAC en attendant la prochaine refonte, de la question des autorisations de plantation et des travers tels qu’ils ont été constatés à Cognac depuis leur libéralisation. Prudent, le commissaire européen s’est bien gardé de se prononcer que le budget de la PAC après 2020. « Il y a trop d’incertitudes liées au vivier de ressources dont nous disposerons après le Brexit. Pour que nous conservions la même efficacité, nous n’avons que deux solutions, que le Brexit n’aient pas lieu ou que nous trouvions des financements supplémentaires. » (Lire aussi les articles pages 5, 6 et 8). Yann Kerveno (VSB 1612 du 14 juillet 2017)